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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 14:27

Nage dans une coulée de neige !

 

Nager, voici bien le mot qui me ressemble !

Quelques années plus tard, c'est avec mon beau-frère

que sous un ciel pluvieux nous partons ensemble

les skis aux pieds dans le massif des Glières.

 

Un paysan nous voit et nous interpelle :

Sale temps, neige mouillée, devriez renoncer !

Oh l'ami, sommes du pays ; on lui rappelle

qu'on connait le terrain et qu'on aime foncer

sur les pentes enneigées, loin des sentiers battus !

 

Quelques heures durant, nous montons lentement ;

il n'y a vache qui vaille sur ce terrain pentu !

La neige lourde colle aux pieds. Soudainement,

le brouillard nous enveloppe, masse opressante ;

On n'y voit goutte. Le temps passe, tout est blanc.

On monte toujours, atmosphère angoissante;

mais où est donc le nord ? C'est vraiment accablant !

 

Soudain sous mes skis la neige se fendille.

On ne voit rien, on est perdu, c'est dangereux.

Stoppons. On enlève les peaux, on s'habille

et commençons la descente en terrain poudreux.

Je ne vois plus mon beau-frère partit devant

quand soudain le sol se dérobe. Emporté

par un fleuve impétueux où les remous blancs

m'attirent vers le fond, je nage hébété.

 

Voici que le ciel s'éclaircit et je découvre

en bas une ravine profonde qui m'attend.

Et la neige qui roule rapidement ouvre

en souriant la porte d'un beau tombeau blanc.

 

Au moment de basculer, le temps s'arrête ;

Seul mon visage émerge de la masse blanche.

Mon beau-frère enterré sort enfin la tête

tout en suffocant. Sans cesse il se déhanche

et parvient à se libérer du piège sournois

qui a failli nous emporter dans l'au-delà.

 

De retour dans la vallée, c'est avec la foi

du miraculé que l'on va faire la bamboula

chez le paysan qui nous ouvre sa porte

pour nous réchauffer avec son eau de vie.

 

Elle est très bonne ! Pour la route on l'emporte

afin de mieux lutter pour notre …survie !

 

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 13:37

Chuter, voici bien le mot qui me ressemble !

 

J'avais à peine dix-huit ans que je sautais

d'un Havilland, bras en croix, et il me semble

que tel un oiseau, dans le ciel je voletais

sans peur du vide, grisé par la vitesse.

Et quand le sol se rapprochait, quelle impression !

Sur la poignée je tirais avec adresse

Et sur le sol je me posais avec précision.

 

Vous souhaitez que je vous parle de la peur ?

 

Il y avait toujours au départ de l'avion

non pas de la peur car on sautait de bon coeur

mais je le reconnais un peu d'appréhension.

 

Souvenir ; lors d'un stage de chute-libre,

au sud d'Avignon, aéroclub vauclusien,

le dorsal se met à danser un air libre,

le sol se rapproche et les vents étésiens

me disent qu'il est temps de donner au ventral

un peu de liberté pour freiner la chute.

Il s'ouvre, ouf ! J'atterris : poser magistral.

 

C'était une torche ! Le cheveux hirsute

et les mains tremblantes je me dis c'est fini,

je ne saute plus. Mais le moniteur sourit,

me remet dans l'avion où je me rembrunis

et malgré la peur, je ressaute sans un cri.

 

Je fis un exposé de ce saut étonnant

à l'école des Officiers. Elèves et professeur

furent captivés par ce témoignage vivant

et j'obtins la meilleure note, quel bonheur !

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19 juin 2011 7 19 /06 /juin /2011 09:26

 

 

Je suis Père Noël qui rêve en fin d'année

D'entrer silencieusement par la cheminée,

Minuit venu, pour déposer discrètement

Au pied du sapin décoré avec talent

De beaux cadeaux préparés avec tendresse

Et qui ravissent le cœur des enfants en liesse.

 

 

santa ornament

 

 

Mais la cheminée de l'atelier de tissage

Appartenant à mon fils, usée car hors d'âge

Est si fissurée que je ne peux l'emprunter

Sans prendre le risque de la faire chuter

Et de blesser ainsi des gens ou des enfants

Qui chaque jour rentrent de l'école en chantant.

 

 

 

050620191

 

 

 

 

Il faut étêter cet ouvrage chancelant

Sans attendre car le danger est là, pressant.

 

Ce projet hardi allait semer dans les coeurs

Un fort sentiment d'angoisse mêlé à des peurs

Puis, l'accident étant survenu, la crainte du pire

Quand le Père Noël disparut sans mot dire.

 

Le 5 juin je suis à Bourg Argental (Loire)

Où réside mon fils, avec une doloire*,

Des harnais, des cordes, masse et perforateur,

En un mot, ce qu'il faut pour travailler en choeur.

Père Noël prépare posément le chantier,

Fixe à la cheminée l'échelle tel un grutier,

Installe un panneau en bois pour se déplacer

Aisément sur le toit et nous pouvons commencer.

 

J'assure Thierry qui burine la cheminée

Avec force et précision, créant des saignées

Pendant qu'en bas Jean-Marc exerce une tension

Sur une longue corde afin que son action

Sur le haut de l'ouvrage le fasse tomber

Côté jardin, là où il n'y a pas danger.

    0506201163

 

 

Alors que nous faisons une pause méritée,

Soudain la partie haute de la cheminée

S'effondre avec grand bruit et transperce le toit

Qui, en partie s'écroule et je tombe tout droit !

 

 

pere noel cheminee

 

La chute, 5 mètres, ne dure qu'une seconde

Qui dure et se prolonge tant elle est profonde.

Me voici parmi les matériaux de l'atelier ;

Il y en a tant qu'on ne sait où mettre les pieds !

Je reçois des coups sur le menton, la tête,

Les bras, cela n'en finit pas, j'halète ;

Je pense que le toit s'effondre car il choit

Des tuiles, des chevrons, des briques, du bois.

 

 

 05062011

 

Me voici assis sur un pot de peinture.

Il mêle sa couleur, belle fioriture

Aux miennes qui, telles un arc en ciel effrayant

Vont du bleu au violet, rouge-sang dominant.

Je ne me souviens pas d'avoir heurté le sol !

Pourtant mon genou ressemble à un girasol*

Qui hormis ses couleurs n'a plus rien de précieux.

Petits et grands présents ont tous un air soucieux

Car désormais ils appréhendent le diagnostic

Qui pourrait être vital voir dramatique.

 

 

Le deux-tons retentit puis les pompiers arrivent.

En professionnels efficaces, ils s'activent ;

Conscient, abattu, j'entre en pays de galère

Sans traineau ni cadeaux, Père Noël éphémère.

 

P1010005

 

Et j'entends au loin une voix qui m'appelle :

« Papy, t'as plus l'âge de jouer au Père Noël !! »

 

 

*Doloire : instrument pour amincir une pièce de bois

 

*girasol : pierre préciseuse aux reflets bleutés et rougeâtres

 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 10:16

 

 

Au fond de son coeur

Rêveur

Sourit le visage

Bien sage

D'un ami lointain

lutin

Qu'elle aime en secret

Regrets

Car il ne le sait

Pauvret !

 

 

 

Au fond de son coeur

Rêveur

Sourit le visage

Bien sage

D'une amie fidèle

Très belle

Qu'il aime en secret

Pauvret

Car elle ne le sait

Regrets !



 

Au fond de leurs coeurs

rêveurs

deux visages charmants

s'aimant

se sont rencontrés

attirés

Et ont échangé

gagé

un baiser d'amour

glamour

 

Guy 28.01.2011

 

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