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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 14:07

Le pâté d'anguille en entrée

  • Quelle entrée avez-vous préparée ?

  • Mon Dieu, dit Nicolas (c'est le cuisinier de Colin) pour une fois, je n'ai rien innové. Je me suis borné à plagier Gouffé (Jules Gouffé 1807 – 1877 était un célèbre cuisinier)

  • Faites une croûte de pâté chaud comme pour entrée. Préparez une grosse anguille que vous couperez en tronçons de 3 centimètres. Mettez les tronçons d'anguille dans une casserole, avec vin blanc, sel et poivre, oignons en lames, persil en branches, thym et laurier et une petite pointe d'ail.

     

  • Faites cuire. Retirez l'anguille de la casserole et remettez la dans un plat à sauter. Passez la cuisson au tamis de soie, ajoutez de l'espagnole et faites réduire jusqu'à ce que la sauce masque la cuillère. Passez à l'étamine, couvrez l'anguille de sauce et faites bouillir pendant deux minutes. Dressez l'anguille dans le pâté. Formez un cordon de champignons tournés sur le bord de la croûte, mettez un bouquet de laitances de carpes au milieu. Saucez avec la partie de la sauce que vous avez réservée.

Andouillon des îles au porto musqué

Ainsi, que faites-vous ce soir ? (Colin s'adresse à Nicolas)

  • Je resterai, une fois de plus, dans la tradition de Gouffé en élaborant cette fois un andouillon des îles au porto musqué.

  • Et ceci s'exécute ? dit Colin

  • De la façon suivante : prenez un andouillon que vous écorcherez malgré ses cris. Gardez soigneusement la peau. Lardez l'andouillon de pattes de homards émincées et revenues à toute bride dans du beurre assez chaud. Faites tomber sur glace dans une cocotte légère. Poussez le feu et sur l'espace ainsi gagné, disposez avec goût des rondelles de ris mitonné. Lorsque l'andouillon émet un son grave, retirez prestement du feu et nappez de porto de qualité. Touillez avec une spatule de platine. Graissez un moule et rangez-le pour qu'il ne rouille pas. Au moment de servir, faites un coulis avec un sachet de lithinés (*) et un quart de lait frais. Garnissez avec les ris, servez et allez-vous-en.

 

(*) lithinés : qui contient de l'oxyde de lithium (corps simple, métal alcalin d'un blanc argenté, le plus léger de tous les solides)

 

Un remontant

 

Nicolas a passé la nuit chez Isis

    • Ses parents n'étaient pas là ? Demanda Chloé

    • Non, il y avait juste ses deux cousines et elles ont absolument voulu que je reste.

    • Elles avaient quel âge ? demanda Colin insidieusement

    • je ne sais pas dit Nicolas, mais, au toucher, je donnerais seize ans à l'une et dix-huit à l'autre.*Tu as passé la nuit là-bas ? Demanda Colin

    • Euh... dit Nicolas, elles étaient toutes les trois un peu éméchées, alors j'ai dû les mettre au lit. Le lit d'Isis est très grand...

 

Nicolas a bien mauvaise mine et tousse d'une façon peu naturelle. Chloé lui propose des abricots fourrés aux dattes et aux pruneaux dans un sirop onctueux et caramélisé.

Mais Nicolas préfère quelque chose de plus remontant.

Il se confectionne un horrible breuvage sous les yeux de Colin et de Chloé.

Il y avait du vin blanc, une cuillerée de vinaigre, cinq jaunes d’œufs, deux huîtres, et cent grammes de viande hachée avec de la crème fraîche et une pincée d'hyposulfite (*) de soude.

Le tout descendit dans son gosier en faisant le bruit d'un cyclomoteur en pleine vitesse.

 

(*) hyposulfite : sel de l'acide hyposulfureux (acide instable)

 

Créateur d'une langue originale et foisonnante, Boris Vian nous offre avec L'écume des jours un roman dont l'originalité tient à la fois à sa dimension poétique, à ses jeux de langage, à son imagination débordante et à sa dimension libertaire.

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 13:58

Date: 1er février 2017

Météo: beau temps

Carte : 3431 OT Lac d'Annecy – 1:25 000

Enneigement : à partir de 1000 m (sentier puit de la mine)

Accès routier: Annecy - Duingt - Bout du lac - Lathuile - Parking: face à l'église (500m)

Départ et itinéraire : suivre la route de Saury et prendre le sentier à hauteur du gite de Pontgibaud (voir photo) - Les devins (570) - puits de la mine (1000) – hors sentier - la Perrière (1143) - col de la Frasse (1379)

Dénivelée: 879m

Durée totale : 4 heures 30

Équipement: raquettes.

Remarques : Le circuit indiqué sur la carte IGN passe par le hameau des Bochettes. L'itinéraire que j'ai suivi, plus court, emprunte l'ancien chemin rural de la mine (Panneau « Puits de la mine - altitude 1 000m) et rejoint le GR 96 à hauteur du point coté 1092 (voir carte)

 

La deuxième partie de la randonnée jusqu'au col de la Frasse

La deuxième partie de la randonnée jusqu'au col de la Frasse

peu après l'église de Lathuile, le départ. A gauche, le gite de Pontgibaud

peu après l'église de Lathuile, le départ. A gauche, le gite de Pontgibaud

Belle vue en montant sur le lac et la Tournette

Belle vue en montant sur le lac et la Tournette

Passage hors sentier (carte et vue arrière)Passage hors sentier (carte et vue arrière)

Passage hors sentier (carte et vue arrière)

Vue arrière : granges neuves

Vue arrière : granges neuves

A l'approche du col de la Frasse (1 379m)

A l'approche du col de la Frasse (1 379m)

Depuis le col, vue en direction du sud sur "Lanche close et la pointe de Banc plat"

Depuis le col, vue en direction du sud sur "Lanche close et la pointe de Banc plat"

Depuis le col, vue arrière  sur la Tournette, les dents de Lanfon et le lac d'Annecy

Depuis le col, vue arrière sur la Tournette, les dents de Lanfon et le lac d'Annecy

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 13:15

Date : 24 janvier 2017

Météo : nuageux et froid (- 3° à Lathuile)

Accès routier: Annecy - Duingt - Bout du lac - Lathuile - Parking: face à l'église (500m)

Départ et itinéraire : suivre la route de Saury et prendre le sentier à hauteur du gite de Pontgibaud (voir photo) - Les devins (570) - puit de la mine (1000) - Prendre à gauche avant les Bochettes  au point coté 1037 (voir carte)  pour atteindre les chalets de Thoron (1150) - Pleyu - Les Bochettes (1050) - carrefour de la Morce (1075) - retour

Dénivelée : 650 m

Enneigement : faible au départ - Raquettes mises au puit de la mine (1000 m)

Durée : 3 h 30

Difficultés : néant

 

Début du sentier à hauteur du gite de Pontgibaud

Début du sentier à hauteur du gite de Pontgibaud

Le lac d'Annecy est dans la brume

Le lac d'Annecy est dans la brume

Arbres givrés

Arbres givrés

Près du puit de la mine (1000 m) grand froid !        Brrrrrrrrrrrrr

Près du puit de la mine (1000 m) grand froid ! Brrrrrrrrrrrrr

Prendre ici (point coté 1037 sur la carte) à gauche pour aller vers les chalets de Thoron

Prendre ici (point coté 1037 sur la carte) à gauche pour aller vers les chalets de Thoron

Après le 1er chalet, aller tout droit (court passage en dévers)

Après le 1er chalet, aller tout droit (court passage en dévers)

Prendre ensuite à droite en direction du pylone EDF (passage hors sentier)

Prendre ensuite à droite en direction du pylone EDF (passage hors sentier)

Chalet de Thoron

Chalet de Thoron

Pleyu

Pleyu

Chalet les Bochettes (situé avant le hameau portant le même nom) Chalet les Bochettes (situé avant le hameau portant le même nom)

Chalet les Bochettes (situé avant le hameau portant le même nom)

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22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 16:43

Date : 21 janvier 2017

Météo : temps beau et froid – pas de vent

Enneigement : faible, ne nécessitant pas l'emploi  de raquettes.

Itinéraire : D 41 (dernier lacet avant les Lirons) -  sentier orienté Nord puis N/NE en direction de la petite montagne – Pré Pénaz (1090) – chalet de l'Iselet (1120) – le goulet de l'Iselet – Carrefour D 41 (point coté 196) – route forestière – à hauteur de la D 41, sentier menant à la route de St Blaise,  au sud de l'hôtel Les Avenières – Les Lirons

Carte : IGN 3430 OT 1:25000

Durée : 2h 30

Difficultés : aucune

Carte IGN - En rouge, le parcours de cette randonnée.

Départ : le bassin annécien est dans la brume.

Départ : le bassin annécien est dans la brume.

Le départ.

Le départ.

En arrière-plan, la Tournette et les dents de Lanfon

En arrière-plan, la Tournette et les dents de Lanfon

Pré Pénaz (1090 m)

Pré Pénaz (1090 m)

Bel arbre près du chalet l'Iselet (1120 m)

Bel arbre près du chalet l'Iselet (1120 m)

Le goulet de l'Iselet - Prendre à droite pour remonter vers la D 41

Le goulet de l'Iselet - Prendre à droite pour remonter vers la D 41

Intersection D 41 - Route forestière que l'on suit

Intersection D 41 - Route forestière que l'on suit

Hôtel  Les Avenières

Hôtel Les Avenières

Retour aux Lirons - En arrière-plan  le Mont Blanc

Retour aux Lirons - En arrière-plan le Mont Blanc

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 16:00

Prendre la mouche

 

Le XVIIIème siècle invente « les mouches ». Il s'agit de petites rondelles de velours noir que les femmes appliquent sur leur décolleté ou leur visage pour être plus belles.

Mais l'emplacement de la mouche a son importance car elle est un message très clair envoyé aux soupirants :

  • au coin de l’œil : « ne m'approchez pas »

  • sur la joue gauche : « je suis ouverte aux propositions »

  • sur la joue droite : « je suis mariée »

  • sur la lèvre supérieure : « je suis gourmande »

  • sur le nez : « je suis effrontée »

  • sur la poitrine : « je suis généreuse »

 

 

 

 

Quelques citations & proverbes

 

« Les lois sont des toiles d'araignées à travers lesquelles passent les grosses mouches et où restent les petites »

Honoré de Balzac

 

« Des mouches aux mains d'enfants espiègles, voici ce que nous sommes pour les dieux ; ils nous tuent pour s'amuser »

William Shakespeare

 

« L'aigle a beau avoir des serres, il ne pourrait capturer une mouche »

Proverbe chinois

 

Un classique : le coche et la mouche

 

Un ministre, dont j'étais le conseiller, me donnait tous les jours ses directives pour élaborer le plan national de développement de la sécurité publique de son pays.

Il avait tellement d' idées que j'avais parfois du mal à le suivre sur ce chemin intellectuel « montant, sablonneux, malaisé...» où les mots se télescopaient, changeaient au gré des humeurs du moment, partaient puis revenaient

Il me faisait penser à la fable de La Fontaine, le coche et la mouche. Je l'ai donc surnommé « la Mouche »

 

 

Dans un chemin montant, sablonneux, malaisé

Et de tous les côtés au soleil exposés

six forts chevaux tiraient un coche.

Femme, moine, vieillard, tout était descendu.

L'attelage suait, soufflait, était rendu.

Une mouche survient, et des chevaux s'approche,

Prétend les animer par son bourdonnement,

Pique l'un, pique l'autre, et pense à tout moment

Qu'elle fait aller la machine,

S'assied sur le timon, sur le nez du cocher.

Aussitôt que le char chemine,

Et qu'elle voit les gens marcher,

Elle s'en attribue uniquement la gloire,

Va, vient, fait l'empressée : il semble que ce soit

Un sergent de bataille allant en chaque endroit

Faire avancer ses gens et hâter la victoire.

La mouche, en ce commun besoin,

Se plaint qu'elle agit seule, et qu'elle a tout le soin ;

Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire.

Le moine disait son bréviaire :

Il prenait bien son temps ! Une femme chantait :

C'était bien de chansons qu'alors il s'agissait !

Dame mouche s'en va chanter à leurs oreilles,

Et fait cent sottises pareilles.

Après bien du travail, le coche arrive au haut :

« Respirons maintenant, dit la mouche aussitôt :

J'ai tant fait que nos gens sont enfin dans la plaine.

Çà messieurs les Chevaux, payez moi de ma peine. »

 

Ainsi certaines gens, faisant les empressés,

S'introduisent dans les affaires :

Ils font partout les nécessaires,

Et partout importuns, devraient être chassés

 

Jean de La Fontaine

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 15:19

Me promenant par une belle journée ensoleillée, je flâne sans but précis dans un parc ombragé.
 

Soudain, mon ombre m'interpelle : tu viens de me marcher dessus; tu pourrais faire attention !

Moi : désolé, je ne l'ai pas fait exprès. La fatigue sans doute. Je vais me reposer à l'ombre d'un platane.

 

M.O. : je n'aime pas l'ombre du platane : elle affecte mes sens et trouble ma vue par manque de lumière ; cela donne de l'ombrage à mon humeur. Trouves un banc au soleil !

 

 

Suivant les conseils de mon ombre, je m'assieds sur un banc public à côté d'une dame âgée. Nous faisons connaissance. Comme d'habitude, ma gestuelle accompagne mes mots et voici que l'ombre de mon bras se glisse par inadvertance dans son sac entrouvert.

 

Elle s'en aperçoit. Au voleur crie-t-elle !

 

Un policier municipal surgit et dit : j'ai tout vu, il n'y a pas l'ombre d'un doute, flagrant délit de vol. Je vais vous mettre à l'ombre pour de bon en attendant le procès.

 

Le jour du procès arrive. Les rayons du soleil illuminent la salle d'audience. Les magistrats trônent, solennels sur l'estrade, ils ressemblent à des ombres chinoises !

Le procureur debout et imposant de sévérité requiert la peine capitale.

 

 

M.O. : je préférerais des ombres fugaces plutôt que ces chinoises

 

Le procureur : il n'y a pas l'ombre d'un doute, la culpabilité est avérée et je demande la peine de mort

 

Qu'elle drôle d'idée que de vouloir décapiter une ombre au petit matin quand le soleil est encore couché.

 

L'heure de l'exécution arrive : une ombre épaisse règne dans la cour de la maison d'arrêt et mon ombre passe de vie à trépas.

 

Victime d'une erreur judiciaire, la voici en route vers le paradis où elle estime avoir sa place

 

St Pierre l'accueille et lui dit : ici seule la lumière règne et il n'y a pas d'ombres, donc pas de place pour toi.

 

 

Alors, elle va au purgatoire où l'accès lui est refusé : ici, il n'y a qu'un feu purificateur, sans ombres

 

La voici en enfer où de grandes flammes lèchent les ombres des humains damnés. Il fait chaud, très chaud et soudain mon ombre pleure d'être là, de tant d'injustice ; elle pleure tant et tant que les flammes inondées  meurent à leur tour ... et les ombres aussi !

 

Mon ombre vient de mourir une deuxième fois. Je suis triste et pleure à mon tour car me voici orphelin.

 

Je me réveille : ce n'était qu'un rêve habité par un ombre mystérieuse !

Guy

Quelques citations :

* « Il est des gens qui n'embrassent que des ombres. - ceux là n'ont que l'ombre du bonheur »  (W Shakespeare)

 

* « Le mariage est deux ombres enchaînées ensemble par l'ombre d'une chaîne »    (W Faulkner)

 

* « Une ombre est une ombre quand même » (P Eluard)

 

* « La pâleur : l'ombre de l'ombre » (J Renard)

 

* « Nous nous promenons entre des ombres, ombre nous-mêmes pour les autres et pour nous »  (Diderot)

 

 

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 18:43

Château de Solles, lundi 30 juillet 1883.


Ma chère Lucie,

...

Comme nous ne sommes que deux femmes, mon mari remplit les rôles de soubrette, et pour cela il s’est rasé. Tu ne te figures pas, ma chère Lucie, comme ça le change ! Je ne le reconnais plus... ni le jour ni la nuit. S’il ne laissait pas repousser immédiatement sa moustache je crois que je lui deviendrais infidèle, tant il me déplaît ainsi.

Vraiment, un homme sans moustache n'est plus un homme. Je n'aime pas beaucoup la barbe ; elle donne presque toujours l'air négligé, mais la moustache, oh ! La moustache est indispensable à une physionomie virile. Non, jamais tu ne pourrais imaginer comme cette petite brosse de poils sur la lèvre est utile à l’œil et … aux... relations entre époux.

...

Oh ! ma chère Lucie, ne te laisse jamais embrasser par un homme sans moustaches ; ses baisers n’ont aucun goût, aucun, aucun ! Cela n’a plus ce charme, ce moelleux et ce... poivre, oui, ce poivre du vrai baiser. La moustache en est le piment. Figure-toi qu’on t’applique sur la lèvre un parchemin sec... ou humide. Voilà la caresse de l’homme rasé. Elle n’en vaut plus la peine assurément.

 

 

 

 

 

D’où vient donc la séduction de la moustache, me diras-tu ? Le sais-je ? D’abord elle chatouille d’une façon délicieuse. On la sent avant la bouche et elle vous fait passer dans tout le corps, jusqu’au bout des pieds un frisson charmant. C’est elle qui caresse, qui fait frémir et tressaillir la peau, qui donne aux nerfs cette vibration exquise qui fait pousser ce petit « ah ! » comme si on avait grand froid.

 

 

 

Et sur le cou ! Oui, as-tu jamais senti une moustache sur ton cou ? Cela vous grise et vous crispe, vous descend dans le dos, vous court au bout des doigts. On se tord, on secoue ses épaules, on renverse la tête ; on voudrait fuir et rester ; c’est adorable et irritant !  Mais que c’est bon !


Et puis encore... vraiment, je n’ose plus ? Un mari qui vous aime, mais là, tout à fait, sait trouver un tas de petits coins où cacher des baisers, des petits coins dont on ne s’aviserait guère toute seule. Eh bien, sans moustaches, ces baisers-là perdent aussi beaucoup de leur goût, sans compter qu’ils deviennent presque inconvenants ! Explique cela comme tu pourras. Quant à moi, voici la raison que j’en ai trouvée. Une lèvre sans moustaches est nue comme un corps sans vêtements ; et, il faut toujours des vêtements, très peu si tu veux, mais il en faut !

 

Le créateur (je n’ose point écrire un autre mot en parlant de ces choses), le créateur a eu soin de voiler ainsi tous les abris de notre chair où devait se cacher l’amour. Une bouche rasée me paraît ressembler à un bois abattu autour de quelque fontaine où l’on allait boire et dormir.

...

Il n’y a point d’amour sans moustaches !

À un tout autre point de vue, la moustache est essentielle. Elle détermine la physionomie. Elle vous donne l’air doux, tendre, violent, croquemitaine, bambocheur, entreprenant ! L’homme barbu, vraiment barbu, celui qui porte tout son poil (oh ! le vilain mot) sur les joues n’a jamais de finesse dans le visage, les traits étant cachés. Et la forme de la mâchoire et du menton dit bien des choses, à qui sait voir.

L’homme à moustaches garde son allure propre et sa finesse en même temps.


Et que d’aspects variés elles ont, ces moustaches ! Tantôt elles sont retournées, frisées, coquettes. Celles-là semblent aimer les femmes avant tout !
Tantôt elles sont pointues, aiguës comme des aiguilles, menaçantes. Celles-là préfèrent le vin, les chevaux et les batailles.


Tantôt elles sont énormes, tombantes, effroyables. Ces grosses-là dissimulent généralement un caractère excellent, une bonté qui touche à la faiblesse et une douceur qui confine à la timidité.


Et puis, ce que j’adore d’abord dans la moustache, c’est qu’elle est française, bien française. Elle nous vient de nos pères les Gaulois, et elle est demeurée le signe de notre caractère national enfin.
Elle est hâbleuse, galante et brave. Elle se mouille gentiment au vin et sait rire avec élégance, tandis que les larges mâchoires barbues sont lourdes en tout ce qu’elles font.

Allons, adieu, ma chère Lucie, je t’embrasse de tout mon cœur. Vive la moustache !


Jeanne.

 

 

Publié dans Gil Blas le 31 juillet 1883, cette nouvelle  est une « fantaisie passant volontairement du coq à l'âne, à la façon de ces jeunes femmes que Maupassant adore pour leur physique plus que pour leur esprit »

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 14:28

Ce roman de l'abbé Prévost (1697 – 1763) dont l’œuvre la plus connue est « Manon Lescaut » se déroule en Turquie où le narrateur « était employé aux affaires du roi dans une cour que personne n'a mieux connu que lui les usages et les intrigues » (ambassadeur français)   Ce roman relate l'histoire d'une jeune grecque, Théophé qui est  l'une des favorites du sérail (harem) du pacha Cheriber.

 

Ce roman de l'abbé Prévost (1697 – 1763) dont l’œuvre la plus connue est « Manon Lescaut » se déroule en Turquie où le narrateur « était employé aux affaires du roi dans une cour que personne n'a mieux connu que lui les usages et les intrigues » (ambassadeur français)

 

Ce roman relate l'histoire d'une jeune grecque, Théophé qui est l'une des favorites du sérail (harem) du pacha Cheriber.

 

Humanisme et liberté

 

Lors d'une visite de l'ambassadeur au pacha, ils s'entretiennent au sujet des 22 femmes du harem :

« Il me tint quelques discours sensés sur la force de l’éducation et de l’habitude, qui rend les plus belles femmes soumises et tranquilles en Turquie, pendant qu’il entendait, me dit-il, toutes les autres nations se plaindre du trouble et du désordre qu’elles causent ailleurs par leur beauté ».

 

Heureux de constater l’asservissement de la femme qu’a réussi à accomplir le monde oriental, il commet  l’erreur de parler devant elle de la condition de la femme occidentale :

« Je lui parlais avec douleur de l’infortune des pays chrétiens, où les hommes n’épargnant rien pour le bonheur des femmes, les traitant en reines plutôt qu’en esclaves, se livrant à elles sans partage, ne leur demandent pour unique retour que de la douceur, de la tendresse et de la vertu, ils se trouvent presque toujours trompés dans le choix qu'ils font d'une épouse... »

 

Et le pacha de déclarer : " de vingt-deux que vous voyez ici, il n'y en a pas quatre qui soient nées turques. La plupart sont des esclaves que j'ai achetées sans distinction. Et me faisant jeter les yeux sur une des plus jeunes et des plus aimables : c'est une Grecque me dit-il, que je n'ai que depuis six mois. »

 

L'ambassadeur ayant reçu un billet de Théophé qui le « conjurait, au nom de l'estime qu'il lui avait marquée pour les femmes qui aimaient la vertu, d'employer son crédit à la tirer des mains du pacha » décide « de l'acheter pour la rendre libre »

Amour : le bonheur espéré

 

« Vous êtes à moi...Mon intention est de vous rendre heureuse...Vous pouvez trouver ici dans la tendresse d'un homme qui vous aime et dans l'abondance de toute sortes de biens ce que vous chercheriez peut-être inutilement dans tout le reste du monde »

« Ne craignez point de lever les yeux sur moi... et reconnaissez -moi pour l'homme du monde qui est le moins capable de vous chagriner ou de faire violence à vos inclinations. Mes désirs sont l'effet naturel de vos charmes... »

 

Amour : la déception

 

« Elle m'interrompit par une exclamation qui me parut venir d'un cœur pénétré d’amertume ; et lorsque je me flattais de lui tenir un discours propre à l'apaiser, elle me fit connaître que je mettais le comble à sa douleur »

 

Notre ambassadeur cherche à connaître ses origines, trouve son père présumé, s'oppose au sélictar (dignitaire turc amoureux de Théophé), renvoie Synèse (frère supposé de Théophé lui aussi tombé amoureux d'elle) Mais il n'obtient pas ses faveurs :

« Ce n'était plus une esclave que j'avais rachetée, une inconnue qui ne pouvait se faire avouer de son père, une fille malheureuse livrée à la débauche d'un sérail ; je ne voyais plus dans elle, avec toutes les qualités que j'adorais depuis si longtemps, qu'une personne anoblie par la grandeur même qu'elle avait méprisée et digne de plus d'élévation que la fortune ne pouvait lui en offrir... »

 

 

 

Intrigues et jalousie

 

Sur l'ordre du roi, l'ambassadeur et Théophé quittent la Turquie sur un vaisseau marseillais et font escale quelques semaines à Livourne (Italie). Logés dans une auberge, Théophé « passa pour sa fille et lui pour un homme ordinaire qui revenait de Constantinople avec sa famille. » Là, il vit « un jeune français fort occupé des charmes de Théophé, le comte de M... Q... . Je ne vis d'abord dans ses empressements que la galanterie ordinaire aux français... »

« ...si le hasard ne m'eût un jour ramené dans un moment où j'étais si peu attendu, qu'entrant subitement dans la chambre de Théophé, je surpris le comte à ses genoux. La vue d'un serpent qui m'aurait soufflé son poison n'eût pas répandu plus de trouble et de consternation dans tous mes sens. »

 

L'ambassadeur passe la nuit à surveiller la chambre de Théophé, en vain. Au lever du soleil, elle sort avec sa suivante. La clef étant restée sur la porte, il pénètre dans sa chambre « dans l'espérance de trouver quelque vestige de ce qui l'avait alarmé. En portant un œil curieux dans toutes les parties de la chambre, il aperçut une petite porte qui donnait sur un escalier dérobé. Voilà le chemin du comte... »

« J'observai jusqu'aux moindres circonstances la figure du lit, l'état des draps et des couvertures. J'allai jusqu'à mesurer la place qui suffisait à Théophé, et à chercher si rien ne paraissait foulé hors des bornes que je donnais à sa taille. »

L'indécence de l'amour

 

« Ainsi, par un changement bien étrange, c'était moi qui prenais la commission d'assurer ses conquêtes à Théophé, et qui pensais à me séparer pour jamais d'elle en la rendant la femme d'un autre. »

« Et quoique je ne fusse point encore dans un âge où l'amour est une indécence, j'avais des vues de fortune qui ne s'accordaient point avec des engagements de cette nature. »

 

Pour connaître la fin du roman, lire le livre !

 

Mon avis sur ce roman

Théophé, libérée du harem, lutte pour … sa vraie liberté. Mais toutes ses tentatives pour y accéder sont vaines. Son libérateur (l'ambassadeur) au nom d'un humanisme de bon aloi, contrôle ses faits et gestes, ses fréquentations, et la retient dans une prison dorée où la liberté n'est qu’un leurre. Prisonnière des volontés paternelles, amoureuses et jalouses de son sauveur, elle incarne la souffrance des femmes que les hommes s’entêtent à posséder.

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 17:05

Pour quelles raisons évoquer ici ce livre d'un homme politique ?

Tous ces personnages cultivés, intelligents, sûrs d'eux, tous formatés Sciences-Po, ENA, grandes écoles, tous ces médias et ces sondeurs... tous membres d'une élite qui nous ignore, annonçaient avec un jugement sûr et argumenté la victoire de Clinton à l'élection présidentielle des USA, et déclaraient le lendemain de sa défaite pour qu'elles raisons évidentes elle avait perdu !

Les mêmes, depuis des mois avaient choisi à la primaire de la droite et du centre les deux finalistes en nous expliquant le pourquoi du comment.

Comme la tortue de la fable,  Fillon était parti lentement et il a coiffé sur la ligne d'arrivée ses rivaux:  « Rien ne sert de courir, il faut partir à point »

J'ai eu envie de mieux connaître, par moi-même, ces hommes politiques en lisant « Pour un Etat fort » de Juppé et « Faire » et « Vaincre le totalitarisme islamique » de Fillon. J'ai bien aimé ces livres et leurs auteurs.

 

Voici quelques extraits de « Vaincre le totalitarisme islamique » de François Fillon.

...

Voilà pourquoi, au-delà des faux clivages et des vrais préjugés, c'est au peuple de France que je m'adresse. Entre l'impuissance de la résignation et la surenchère de la démagogie, entre ces synthèses molles dont nous crevons et le concours Lépine de la mesure miracle, entre le cabotage politique et l'agitation perpétuelle, je veux vous dire sereinement qu’une autre voie est possible...

Pour reprendre l'écrivain Boualem Sansal qui, avec un immense courage, a dénoncé la barbarie islamiste : « La France a fait montre de cécité, de naïveté, d'ignorance » durant la période récente. La bêtise s'est emparée de nos lieux d'intelligence comme lors de cette journée du voile organisée à Sciences-Po pour faire bien sans doute, pour être dans l'air du temps : celui de relativisme et de la complaisance.

Entre-temps, (avant l'attentat de Nice) l'état d'urgence s'est assoupli. Les perquisitions sur décisions administratives sont abandonnées. Les manifestations contre la loi sur le travail, l'occupation de la place de la République par « Nuit Debout » - ce folklore pour cabotins -, focalisent l'attention des pouvoirs publics et épuisent les forces de police …

...

Arrêtons de faire semblant. Non, il n'y a pas un problème religieux en France. Oui, il y a un problème lié à l'islam.

Dire les choses, c'est reconnaître qu'il y a un communautarisme islamique qui n'a pas sa place sur la terre de France, qui est incompatible avec notre histoire, nos valeurs et ce que nous sommes au plus profond de nous mêmes. Le temps des hypocrisies, le temps des fausses pensées pseudo-intellectuelles, le temps de la relativité des cultures, le temps de ceux qui se sont toujours trompés dans l'histoire mais qui continuent de donner des leçons, ce temps là est révolu.

Nous avons six services de renseignements, et un coordinateur national. Six services dont chacun sait qu'ils ont toujours été réticents à se parler et à collaborer entre eux ; aujourd'hui c'est pire puisque le coordinateur national du renseignement, au lieu de s'occuper de son travail, se prépare à se présenter sous l'étiquette PS aux élections législatives de juin 2017. Comment François Hollande, chef d'un État en guerre, peut-il tolérer qu'en pleine période d'attaques terroristes sur notre territoire, le coordinateur national du renseignement ne soit pas jour et nuit préoccupé par sa mission ?

Si j'étais président de la République et que, dans une période aussi dangereuse que celle que nous vivons, le coordinateur national du renseignement venait me voir pour me dire qu'il allait être candidat dans quelques mois aux élections législatives, je le révoquerais dans la minute qui suit.

Je me suis rendu dans des commissariats et j'ai pu constater combien les policiers sont écœurés de voir sortir de garde à vue, libres et sans aucun contrôle, des délinquants qu'ils avaient surveillés pendant des semaines voire des mois avant de les interpeller.

Voilà qui me rappelle certains passages de l'excellent livre de Bertrand Soubelet (général 2 S de C.A. Gendarmerie évincé par la gauche) « Tout ce qu'il ne faut pas dire »

« L'ennui en ce monde, c'est que les imbéciles sont sûrs d'eux et les gens sensés pleins de doutes », aimait répéter le philosophe Bertrand Russell qui ne ménageait guère les religions. Eh bien, sur ce point, il se trompait car quand surgit un danger qui menace notre survie en tant qu'humanité, les gens sensés laissent de côté leurs doutes pour afficher une tranquille certitude.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 15:16

Cette nouvelle est tirée du livre le Décaméron de Boccace

 

Giovanni Boccacio (en français Jean Boccace) est un écrivain italien né le 16 juin 1313 à Certaldo

L'action de ce recueil se déroule à Florence durant l'épidémie de peste noire en 1348

Le Décaméron est un recueil de 100 nouvelles écrit en langue italienne entre 1349 et 1353

La cage du rossignol est présentée lors de la 5ème journée sous le principat de Fiammette. Cette journée traite des évènements heureux qui ont terminé une série d'aventures tragiques ou déplorables, survenues à certains amoureux.

Pier Paolo Pasolini s'est inspiré de ce livre pour réaliser un film  "Le Décaméron"

La cage du rossignol

…...

Vivait en Romagne messire Lizio, un chevalier bien doté sous le rapport de la distinction et de la fortune, qui touchait presque à la vieillesse quand Giacomina, sa femme, lui donna une fille. Prénommée Catherine, en grandissant, elle devint la plus aimable du pays. Comme elle était restée le seul enfant du ménage, on la chérissait, on la couvait avec tous les soins d'une jalouse tendresse, dans l'espoir de lui faire voir un grand mariage.

Un intime de messire Lizio, Richard Manardi de Brettinoro était un beau jeune homme frais comme une rose. A maintes reprises, il fixa de son regard Catherine. Il vit l'éclat de sa jeunesse et de sa beauté, son charme, son maintien, cette grâce qu'un poète eût chantée. Il devint éperdument amoureux mais il mit tous ses soins à dissimuler sa passion.

La jeune fille s'en aperçut, ne chercha point à parer le coup, et s'éprit elle-même du jouvenceau, dont la joie se laissa deviner. Mais elle était surveillée et ne savait comment donner accès à sa chambre à Richard. Celui-ci envisage plusieurs projets.

- Mon cœur, dit-il tout à coup, je ne vois qu'un moyen : il te faudrait dormir ou, du moins, aller sur la terrasse qui domine un côté du jardin de ton père. Si je savais que tu irais, je m'arrangerais moi-même pour y grimper, tout haute qu'elle soit.

- Si tu as le courage d'y monter, je crois bien que je m'arrangerais pour y dormir.

Catherine commença à se plaindre que la chaleur de la nuit précédente ne l'avait pas laissée dormir.

- Qu'elle chaleur veux-tu dire ma fille, il ne fait pas du tout chaud.

- Ma mère, vous devriez dire « à ce qu'il me semble ». Il vous faut penser que les jeunes filles ont plus facilement chaud que les personnes d'un certain âge... Si j'avais la permission de mon père et la vôtre, je ferais volontiers dresser un divan sur la terrasse, contiguë à la chambre de mon père, et qui domine le jardin. C'est là que je dormirais en entendant le chant du rossignol...

Quand la dame rapporta cette conversation à son mari que l'âge rendait un peu quinteux, il s'écria :

- Qu'est-ce que ce rossignol dont il lui faut le chant pour dormir ? Je lui ferai faire la sieste au cri des cigales !

- Mon ami, vous n'êtes pas tendre pour votre fille. Que vous importe qu'elle dorme sur la terrasse.

Elle n'a fait que bouger toute la nuit tant elle avait chaud. De plus êtes-vous surpris que ça lui fasse plaisir d'entendre le rossignol ?

- Eh bien, qu'on lui dresse là-bas un lit à la mesure du lieu...

Catherine s'empressa de se faire dresser un lit et fit un signe convenu à Richard.

 

Quand Messire Lizio vit que sa fille était allée se coucher, il ferma la porte qui, de sa chambre, donnait sur la terrasse. Richard, à l'aide d'une échelle monte sur un mur et, de là, utilise les pierres d'appui d'un autre mur ; Il ne ménage pas sa peine,brave les risques d'une chute, et parvient sur la terrasse.

On l'accueillit en silence mais avec le témoignage de la joie la plus vive. Il y eut grand échange de baisers, puis les deux amants se coulèrent dans le lit. La nuit se passa presque toute au doux plaisir qu'ils goûtèrent l'un par l'autre, en faisant maintes fois chanter le rossignol. Réchauffés qu'ils étaient par la température et leurs doux ébats, ils s'endormirent sans couverture. Catherine avait passé son bras droit sous le col de Richard, et, de sa main gauche, tenait solidement cet objet que vous avez la plus grande honte à nommer, Mesdames, en présence des hommes.

Messire Lizio se lève et dit :

- allons voir un peu comment le rossignol a fait dormir Catherine.

Il avance à pas feutrés, écarte la courtine qui abrite le lit et voit Richard et Catherine tout nus et découverts, enlacés de la façon que j'ai décrite. Il se retire en silence et va droit à la chambre de sa femme à qui il dit :

- Debout mon amie, lève-toi. Viens constater que ta fille avait telle envie du rossignol qu'elle l'a capturé et le tient dans sa main.

La dame suit son mari et les voilà tous deux devant le lit. La courtine écartée, Giacomina put voir, sans doute possible, que sa fille avait pris et tenait fermement le rossignol qu'elle avait un tel désir d’entendre chanter.

*   *   *

L'histoire se termine bien... par le mariage de Richard et de Catherine. Les époux eurent tout loisir de faire nuit et jour la chasse au rossignol !

 

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